Ma pratique s’articule à la lisière de deux mondes : l’espace scénique et l’image en mouvement. Loin de s’opposer, le travail plastique et la démarche scénographique appartiennent à un même écosystème où chaque discipline nourrit, prolonge et éclaire l’autre.
Une poétique de l’espace et de la trace
Proche de la topo-analyse de Gaston Bachelard — qui étudie les lieux de notre vie intime et les abris de notre imaginaire —, l’espace s’envisage comme un réceptacle de la mémoire. Qu’il s’agisse de dessiner un volume scénique pour le théâtre ou de composer le cadre d’un film documentaire, ma recherche est guidée par une même nécessité : matérialiser le temps, habiter le lieu et rendre visibles les traces de notre histoire.
Proche de la topo-analyse de Gaston Bachelard — qui étudie les lieux de notre vie intime et les abris de notre imaginaire —, l’espace s’envisage comme un réceptacle de la mémoire. Qu’il s’agisse de dessiner un volume scénique pour le théâtre ou de composer le cadre d’un film documentaire, ma recherche est guidée par une même nécessité : matérialiser le temps, habiter le lieu et rendre visibles les traces de notre histoire.
Des œuvres comme les sédiments d’une histoire
Les pièces ne se conçoivent pas de manière isolée. Mes travaux sont les marqueurs temporels d’une recherche plus large et interconnectée. Voyager de la création plastique à la scénographie permet de mettre les formes en dialogue et d’interroger notre rapport à la géographie, à l’origine et à l’empreinte :
Les pièces ne se conçoivent pas de manière isolée. Mes travaux sont les marqueurs temporels d’une recherche plus large et interconnectée. Voyager de la création plastique à la scénographie permet de mettre les formes en dialogue et d’interroger notre rapport à la géographie, à l’origine et à l’empreinte :
- La Scénographie et l’espace nécessaire
Si la connaissance du texte et des intentions en amont guide les premières recherches, le geste scénographique attend toujours l’épreuve du plateau. C’est en observant les comédiens habiter le vide, en saisissant l’amorce de leur jeu et la vision du metteur en scène que la dramaturgie apparaît. L’espace naît de cette physicalité. Les éléments posés sur le plateau ne s’y trouvent jamais gratuitement : ils sont dépouillés de tout artifice pour devenir des supports de sens, une architecture vivante et nécessaire au récit. - L’Atelier et le mouvement du quotidien
Qu’il s’agisse de travailler la matière ou de filmer le réel, ma démarche se détourne du spectaculaire. Dans les documentaires, le regard observe le mouvement des choses et s’attache à des détails anecdotiques, presque imperceptibles. En se posant sur ces fragments, la recherche vise à révéler comment les histoires individuelles rencontrent la grande Histoire ou des concepts philosophiques plus larges. À travers le cadre ou le travail en atelier, ma pratique essaie de traduire ce que ces détails révèlent de nos propres trajectoires et de trouver ce qui, fondamentalement, nous relie les uns aux autres.
Du dessin de l’espace à la capture de l’image, les projets sont les sédiments d’une quête unique : donner un corps physique et visuel aux silences et aux architectures de la mémoire.